L’Infrastructure nationale du biocontrôle et de la biostimulation est un réseau distribué lui-même composé d’Infrastructures et d’acteurs, dédié au développement, à la structuration et au déploiement des solutions de biocontrôle et de biostimulation en France.
L’ambition de cette Infrastructure est de rassembler au sein d’un cadre commun des composantes complémentaires mobilisant des expertises scientifiques, techniques, opérationnelles et territoriales, réparties sur l’ensemble du territoire national. L’Infrastructure permet ainsi le travail en commun, renforce les interactions entre projets et donne de la cohérence aux actions menées à différentes échelles.
Les composantes de l’Infrastructure nationale du biocontrôle et de la biostimulation sont organisées en trois types :
Cela assure la contribution active de tous les types d’acteurs de la filière du biocontrôle et de la biostimulation, de l’amont à l’aval.
Au terme de sa construction (horizon 2030), l’Infrastructure mettra en commun des outils, des équipements, des capacités et des services pour accompagner les projets tout au long de leur trajectoire, de l’émergence à la montée en maturité, au passage à l’échelle. Elle fonctionnera par mutualisation des compétences, le partage de ressources et la construction de trajectoires collectives, tout en respectant l’ancrage local et les spécificités de chaque composante.
Le choix d’une organisation distribuée répond à la diversité des acteurs, des territoires et des pratiques impliqués dans le biocontrôle et la biostimulation. Il s’agit de connecter des nœuds autonomes appelés composantes.
Dans ce cadre commun, MAMBO, SUPRASEED et DURABICs sont les composantes responsables de mettre à disposition des outils et des moyens de R&I pour les acteurs du biocontrôle et de la biostimulation. REMED est la composante de service d’expérimentation terrain qui vise à proposer un protocole homogène d’expérimentation et une centralisation des données issues de ces expérimentations dans le biocontrôle et la biostimulation.
Ces composantes constituent le premier socle opérationnel de l’Infrastructure, à partir duquel les interactions, les projets et les méthodes de travail collectives peuvent se structurer.
Chaque composante conserve son identité, ses compétences et son ancrage territorial, tout en s’inscrivant dans une dynamique collective.
Cette organisation permet plus de souplesse, une meilleure résilience et une capacité d’adaptation aux contextes locaux, tout en évitant les logiques en silos. Elle implique en contrepartie un fort enjeu de coordination : rendre visibles les rôles de chacun, organiser les interactions, aligner les temporalités et donner du sens au travail collectif. C’est précisément le rôle de l’ABBA : animer, structurer et faciliter cette coopération pour transformer une vision partagée en dynamique opérationnelle.
Auriane THOMAS,
Chargée de mission Infrastructure Distribuée
auriane.thomas@bcbs-asso.fr
06 98 36 46 25
Une Infrastructure Distribuée ne fonctionne pas comme un « centre unique » qui
concentre les moyens, les décisions et les projets. Elle s’apparente plutôt à un
réseau de nœuds interconnectés, à l’image des architectures distribuées en
informatique.
Chaque nœud — ici chaque composante de l’Infrastructure — dispose de ses
propres ressources, compétences et modes de fonctionnement. Il peut agir de
manière autonome, développer ses projets et répondre à ses enjeux locaux. En
revanche, il n’agit pas de façon isolée : il est connecté aux autres composantes par des règles communes, des outils partagés et des mécanismes de coordination.
Ce modèle permet :
La construction de l’Infrastructure Distribuée est engagée de manière progressive et structurée.
Ce qui est déjà en place :
Ce qu’il reste à construire :
L’Infrastructure Distribuée est ainsi pensée comme un dispositif évolutif qui se construit par étapes successives.